La modélisation pour remplacer l’introuvable

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Bonjour François !

Nous avons découvert ton activité et ton projet grâce à un article paru dans le Ouest France, super pub ! Du coup, on était curieux d’en savoir plus, car la réparation d’objets grâce à l’impression 3D, ça nous parle.

Dans un premier temps, comment as-tu découvert l’impression 3D ?

Etant passionné des nouvelles technologies depuis toujours, l’impression 3D m’a tout de suite intéressé. Dessinateur industriel de formation, j’ai tout de suite imaginé le potentiel qu’elle offrait.

Il y a 5 ans, j’ai participé à la création du FabLab de Quimper, et l’impression 3D était au coeur des discussions. Ensuite, nous l’avons naturellement utilisée quotidiennement.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de lancer ta propre activité ?

Pendant ces premières années à animer le FabLab, nous avons eu beaucoup de personnes intriguées par l’impression 3D, à nous demander de fabriquer des pièces de remplacement, ainsi que des demandes d’amis aussi pour remplacer des pièces cassées.  Cependant, l’objet d’un FabLab est d’apprendre aux autres à faire, et non pas faire pour eux… 

Un sondage réalisé courant mai est venu confirmer mon intuition : l’impression 3D a un réel rôle à jouer dans la création de pièces de remplacement. Aujourd’hui, un maillon manque à la plupart des structures existantes la modélisation 3D.

C’est de là qu’est venue l’idée de proposer un service complet, du besoin jusqu’à la livraison de pièce, et la création de Fair3d.

Pour l’instant, combien as-tu eu de clients ?

Depuis juillet, une quarantaine de clients ont fait appel aux services Fair3D. Majoritairement des particuliers, mais aussi des entreprises, pour la fabrication de pièces de remplacement, des maquettes, des pièces originales…

Pour quel type de service font-ils le plus souvent appel à toi ?

Les pièces d’appareils électroménager représentent les principales demandes.  Mais j’ai aussi des demandes de pièces originales, comme la réalisation de bustes, de figurines, de maquettes, ou encore de pièces d’oeuvres artistiques.

En parallèle, je propose des formations à la modélisation 3D et à l’impression 3D, pour démocratiser ces usages. 

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Sur ton blog, tu évoques l’impression du bouton de sèche-linge : combien de temps a duré l’ensemble de l’opération  ?

Depuis la prise de contact du client jusque l’installation du nouveau bouton sur le sèche-linge, il s’est écoulé environ une semaine.

Après ce n’est pas une durée de référence pour réaliser un projet, car tout dépend de la réactivité du client à envoyer la pièce d’origine, et la complexité de la pièce à modéliser ! Une fois la pièce d’origine reçu, il faut 48 à 72 heures pour que la pièce soit expédiée.

alt=”modélisation d’un bouton d’une machine à laver”>

Pour la modélisation, utilises-tu un scanner 3D ou uniquement du dessin ?

Les scanners 3D sont souvent très onéreux, et je trouve que le résultat n’est pas forcément optimal. C’est beaucoup plus précis si l’on dessine directement en 3D sur une plateforme. Dans l’idéal je récupère la pièce d’origine, je prends toutes les mesures et je vois éventuellement si je peux améliorer la pièce. Par exemple j’ai rajouté des renforts sur le bouton de sèche-linge pour le rendre plus résistant.

alt=”modélisation pied de canapé”>Mesures pour imprimer un pied de canapé cassé

Combien coûte (en moyenne) la réalisation du dessin + l’impression de la pièce au client ?

L’idée est de rendre accessible au grand public ces technologies. Pour une pièce simple, on se situe entre 20 et 30€ en moyenne.

Est-ce que tu développes un projet perso en parallèle (en lien avec l’impression 3D bien sûr 😉 ) ?

A part Fair3d, non pas vraiment. Ça occupe tout mon temps ! J’accompagne des projets commun au FabLab, mais rien de perso.

Pourquoi tu penses que c’est une bonne chose de démocratiser l’impression 3D, et la modélisation ?

Ce sont des usages qui vont changer énormément de choses dans les années à venir. Nos façons de consommer ne seront plus les mêmes. Les possibilités de fabriquer facilement, chez soi, à peu près tout ce que l’on veut, c’est magique ! Aujourd’hui, c’est la maîtrise de la modélisation 3D qui est le maillon manquant.

Les formation que tu dispenses à la MJC de Quimper ont-elles du succès ?

Oui, il y a beaucoup d’intérêts pour Blender. Ce logiciel Open Source intrigue par ses possibilités, mais il est un peu complexe à prendre en main. Alors il faut donner l’envie de l’utiliser par des astuces, de la pratique et du fun !

D’autres institutions devraient proposer mes services dans les prochains mois.

Dans quelques années, selon toi, quelle place aura l’impression 3D dans la société ?

Omniprésent, en entreprise comme dans les foyers en passant par l’école. Mais il faudra encore un peu de temps pour démocratiser et démontrer les cas pratiques si nombreux.

Et sinon, c’est quoi la suite de l’histoire, de ton histoire ?

Développer la plateforme Fair3D et en faire une référence en 3D. Référencer un maximum d’articles pour proposer un service toujours plus complet et à des prix équitables. Mais aussi développer des partenariats avec des Industriels et des PME pour partager les fichiers 3D et rendre possible plus facilement la fabrication de produits de substitutions.

 

Merci beaucoup pour ton temps François ! Bonne continuation pour le développement de ton projet ! On espère de tout cœur que ça va continuer à cartonner, et qui sait, peut-être qu’on aura la possibilité de collaborer un jour ?

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