Le début de l'histoire…

Deux amis : Matthieu et Gauthier, deux salons et une bonne dose de temps libre.

” Nous avons lancé le projet fin juin 2012 dans nos salons respectifs, avec l'ambition de rendre l'impression 3D disponible à tous. C'était un véritable défi, pour beaucoup de raisons, les principales étant :

  • la complexité des modèles 3D → si la plupart des gens est capable d'imaginer des objets ou des formes, ils sont beaucoup moins nombreux à savoir les dessiner en 3D.
  • La complexité des imprimantes → un certain nombres de pièces les rend plutôt longues à monter (par exemple les premiers modèles comprenaient entre 400 et 500 vis, entre autre).
  • la complexité logiciel → pour imprimer une pièce, il faut d'abord la préparer (nous l'expliquons dans nos Tutos) et jusqu'a récemment, un bac+5 était un minimum.

Mais qu'à cela ne tienne, motivés et décidés, nous sommes partis de la REPRAP PRUSA MENDEL (RepRap veut dire Reproduce Rapidly, une machine capable d'imprimer ses propres pieces, Prusal et Mendel sont deux des concepteurs), machine open source, fonctionnelle et abordable. Pour le défi d'abord, pour des amis ensuite. Enfin, nous en avons fait notre cheval de bataille ! 

Pendant plusieurs mois, nous avons étudié, appris, découvert, dupliqué (en imprimant) et construit des machines identiques. Nous avons du comprendre le fonctionnement de chaque élément, depuis la petite vis en bas à droite jusqu'à la programmation de la température ou encore l'alimentation électrique des moteurs. Et en tant qu'ingénieurs, mais surtout que passionnés, nous avons cherché à le simplifier, le rationaliser, l'optimiser. Nous sommes passés d'un rêve à un but : créer une imprimante 3D à 300€. Pourquoi 300€ ? Parce que pour nous, c'est un montant juste pour les foyers français. Au delà de ce prix, nous ne serions pas réalistes.

Au début de cette aventure, 300€ c'était déjà moins que le coût des composants pour créer une imprimante 3D “classique”, lorsque l'on fait bien attention et que l'on achète tout en Chine. Autant te dire que c'était un véritable défi. Bien sûr, une grande partie des pièces ne sont pas imprimables, notre machine imprime uniquement du plastique. Du coup, il y a toute une partie sourcing, et là aussi nous avons dû accomplir beaucoup. 

Nous sommes montés en compétence sur tous les composants de la machine en les étudiants et en les analysant, avec cet objectif d'optimisation et de simplification afin de pouvoir offrir une imprimante pour 300€. Aujourd'hui, nous avons une machine fonctionnelle et nous avons désormais une connaissance précise de son fonctionnement. ” 

Matthieu.

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